Préambule The estate The people Cultivation, the land Vinification, maturing

 

   Extrait de l’introduction de Monsieur Claude Bourguignon
dans son livre « Le sol, la terre et les champs ».

   

« L’environnement est devenu le grand problème de notre siècle. L’humanité se sent dans une impasse et perçoit confusément que la survie de cette civilisation planétaire dépend de la façon dont nous définirons notre nouvelle relation avec la terre. Depuis vingt ans, c’est surtout sous un angle pessimiste et contestataire que ce problème a été abordé. Les écologistes, en se politisant, ont adopté l’attitude négative des sans-culottes. Après la description, en large et en travers, des malheurs et des pollutions qui s’abattent sur la planète, il est temps de passer aux solutions. Ne nous leurrons pas : il nous reste trois hectares de terre émergée par habitant et, sur cette petite étendue qui nous est encore octroyée, un dixième seulement est cultivé et nous nourrit ; sur le reste, il nous faut nous loger, nous habiller, nous véhiculer, enfin… vivre. Peu de temps après la découverte de l’univers infini des astronomes, nous voici ramenés brutalement à l’exiguïté de cette planète Terre dont, pour la première fois dans l’Histoire, nous sommes entièrement responsables. C’est dans cette notion de responsabilité et dans celle de respect que se situent les solutions au problème de l’environnement. D’enfants de la terre, nous sommes devenus ses gardiens. Nous avions peur de cette nature, et il nous faut maintenant l’aimer et la respecter. La terre a vite vieilli sous notre action et nous avons vite grandi en l’exploitant ; c’est elle maintenant qui a besoin de nous pour résister à cette vieillesse précoce. Elle était notre mère à tous, elle est devenue notre grand-mère, et il nous faut la ménager. Cette incroyable responsabilité qui nous incombe nous rend complètement libre de notre destinée. Nous pouvons choisir de tuer la terre et de nous suicider par la même occasion, mais nous pouvons aussi choisir de vivre en harmonie avec elle et de survivre. Le méchant n’est plus la bête fauve, mais nous même. Chacun de nous doit comprendre qu’il est responsable devant la terre. Celle-ci ne pourra continuer à nous héberger que si nous devenons et décidons d’être des adultes responsables de leur planète…»

 

Éditions Sang de la Terre
62, rue Blanche, 75009 PARIS
Tél : 01.42.82.08.16

 


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Last change on page : 30 déc. 2001